{"id":354,"date":"2026-10-05T09:38:11","date_gmt":"2026-10-05T09:38:11","guid":{"rendered":"https:\/\/dallenogare.info\/fr6\/?p=354"},"modified":"2026-10-06T09:48:00","modified_gmt":"2026-10-06T09:48:00","slug":"expression-de-lemotion-amoureuse-textes-modernes","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/dallenogare.info\/fr6\/expression-de-lemotion-amoureuse-textes-modernes\/","title":{"rendered":"Expression de l&rsquo;\u00e9motion amoureuse : textes modernes"},"content":{"rendered":"<h3>Un extrait de Guignols&rsquo;s Band de Louis-Ferdinand C\u00e9line<\/h3>\n<p>Louis-Ferdinand C\u00e9line est consid\u00e9r\u00e9 comme &lsquo;lun des meilleurs \u00ab\u00a0styliste\u00a0\u00bb du roman fran\u00e7ais (avec Fran\u00e7ois Rabelais, Gustave Flaubert, Marcel Proust).<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab .. Alors l\u00e0, j\u2019en reviens \u00e0 ma grande attaque contre le Verbe. Vous savez, dans les Ecritures, il est \u00e9crit : \u00ab Au commencement \u00e9tait le Verbe. \u00bb Non ! au commencement \u00e9tait l\u2019\u00e9motion. Le Verbe est venu ensuite pour remplacer l\u2019\u00e9motion, comme le trot remplace le galop, alors que la loi naturelle du cheval est le galop ; on lui fait avoir le trop. On a sorti l\u2019homme de sa po\u00e9sie \u00e9motive pour le faire entrer dans la dialectique, c\u2019est-\u00e0-dire le bafouillage, n\u2019est-ce pas ? Ou les id\u00e9es. Les id\u00e9es, rien n\u2019est plus vulgaire. [&#8230;] Je suis un homme \u00e0 un style. Le style, dame, tout le monde s\u2019arr\u00eate devant, personne n\u2019y ment \u00e0 ce truc-l\u00e0. Parce que c\u2019est un boulot tr\u00e8s dur. \u00bb (Entretien avec Louis-Ferdinand C\u00e9line)<\/p>\n<p>\u00ab Je suis un styliste. Un maniaque, quoi !&#8230; J\u2019ai essay\u00e9 de renouveler le style en faisant passer le langage parl\u00e9. L\u2019\u00e9motion, c\u2019est la v\u00e9rit\u00e9. \u00bb (L-F C\u00e9line)<\/p><\/blockquote>\n<p>Dans l&rsquo;extrait suivant le h\u00e9ros exprime son \u00e9motion amoureuse en reprenant l&rsquo;image classique du feu, mais aussi l&rsquo;image surnaturelle du buisson ardent qui ne se consumme pas et o\u00f9 Mo\u00efse rencontre Dieu :<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab Virginie ! Virginie ! je vous adore ! \u00bb<br \/>\nJe lui prends fermement la main&#8230; Il se passe alors l\u00e0 juste devant quelque chose d\u2019extraordinaire, toute une merveille devant nous&#8230; Plut\u00f4t entre les arbres et nous&#8230; je m\u2019en souviens bien exactement&#8230; comme on dirait sur un th\u00e9\u00e2tre&#8230; voil\u00e0 le Bonheur ! il flambe positif, illumine&#8230; \u00c7a s\u2019est jamais vu ! c\u2019est un \u00e9norme buisson de feu ! et quelles clart\u00e9s ! ros\u00e2tres et vertes, scintillantes&#8230; avec quelques fleurs de lumi\u00e8re jaune-bleu piqu\u00e9es dans les branches&#8230; Tout ce buisson de feu palpite&#8230; je palpite aussi&#8230; je palpite en m\u00eame temps que les roses&#8230; et puis voici d\u2019autres parfums&#8230; une sorte d\u2019esprit des fleurs qui nous arrive&#8230; de douceur, de charme&#8230; tout le plus tendre des roses nous fr\u00f4le par bouff\u00e9es, nous enivre&#8230; quelle extase ! ravis&#8230; g\u00e2teux&#8230; \u00e9blouis&#8230; tout \u00e9perdus de bonheur !&#8230; Ah ! mais le ciel va s\u2019assombrir&#8230; je le vois au loin&#8230; je grelotte&#8230; Non ! Non ! je me fascine aux lueurs, aux ardeurs du feu&#8230; j\u2019en louche !&#8230; je veux br\u00fbler avant le froid au plein brasier du miracle&#8230; je me jette en plein dedans, je m\u2019\u00e9broue, les flammes m\u2019environnent, m\u2019emportent, m\u2019\u00e9l\u00e8vent entre elles tout tendrement, tout tourbillon ! Je suis de feu !&#8230; Je suis tout lumi\u00e8re !&#8230; Je suis miracle !&#8230; J\u2019entends plus rien !&#8230; Je m\u2019\u00e9l\u00e8ve !&#8230; Je passe dans les airs !&#8230; Ah ! c\u2019en est trop !&#8230; Je suis oiseau !&#8230; Je virevolte !&#8230; Oiseau de feu !&#8230; je ne sais plus !&#8230; c\u2019est difficile de r\u00e9sister !&#8230; J\u2019en hurle de plaisir&#8230; J\u2019ai vu le bonheur devant moi dans le jardin du colonel !&#8230; ainsi je le jure !&#8230; Je l\u2019ai vu buisson tout en flammes !&#8230; Je le r\u00e9p\u00e8te !&#8230; Je le sais bien !&#8230; de l\u2019\u00e9motion surnaturelle !&#8230; Et puis je comprends plus rien du tout !&#8230; J\u2019avance un petit peu la main droite&#8230; J\u2019ose&#8230; je me risque&#8230; je touche, j\u2019effleure&#8230; les doigts de ma f\u00e9e !&#8230; de ma rose, ma merveilleuse !&#8230; Virginie !&#8230; je la fr\u00f4le \u00e0 peine&#8230;. je n\u2019ose plus !&#8230; Partout tout autour de nous&#8230; cr\u00e9pitent \u00e0 pr\u00e9sent&#8230; voltigent mille flamm\u00e8ches&#8230; gracieuses banderoles de feu tout autour des arbres !&#8230; c\u2019est la f\u00eate&#8230; la f\u00eate des airs&#8230; d\u2019une branche \u00e0 l\u2019autre&#8230; tremblotantes&#8230; joyeuses p\u00e2querettes d\u2019\u00e9tincelles, corolles \u00e0 vif&#8230; cam\u00e9lias ardents&#8230; br\u00fblantes glycines&#8230; \u00e0 balancer par bouquets&#8230; entre les souffles de musique&#8230; le ch\u0153ur des f\u00e9es&#8230; l\u2019immense murmure de leurs voix&#8230; le secret des charmes et sourires&#8230; La f\u00eate du feu bat son plein !&#8230; au parfait bonheur !&#8230; Ah ! je m\u2019en trouvais si \u00e9baubi si \u00e9berlu\u00e9, transi d\u2019amour que je n\u2019osais plus m\u00eame respirer&#8230; heureux jusqu\u2019au sang&#8230; je l\u2019entendais tourbillonner, me palpiter plein les art\u00e8res&#8230; mon sang tout en f\u00eate&#8230; palpite&#8230; palpite&#8230; le c\u0153ur me gonfle&#8230; je br\u00fble&#8230; je suis tout flamme moi aussi !&#8230; je danse dans l\u2019espace !&#8230; je m\u2019accroche \u00e0 ma capricieuse, \u00e0 ma friponne, ma ch\u00e9rie, mon tourment, ma vie ! je veux pas qu\u2019elle m\u2019\u00e9chappe !<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab Virginie mon c\u0153ur !&#8230; je l\u2019implore&#8230; Virginie ! Virginie ! piti\u00e9 ! je vous conjure mon petit c\u0153ur !&#8230; mon petit c\u0153ur !&#8230; \u00bb<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px; text-align: right;\">Louis-Ferdinand C\u00e9line, <em>Guignol\u2019s Band II (Le Pont de Londres)<\/em>, 1944<\/p>\n<h3>Des po\u00e9tesses du XVI\u00e8me si\u00e8cle, contemporaines de Rabelais<\/h3>\n<p style=\"padding-left: 80px;\">Baise m&rsquo;encor, rebaise-moi et baise ;<br \/>\nDonne m&rsquo;en un de tes plus savoureux,<br \/>\nDonne m&rsquo;en un de tes plus amoureux :<br \/>\nJe t&rsquo;en rendrai quatre plus chauds que braise.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 80px;\">Las ! te plains-tu ? \u00c7\u00e0, que ce mal j&rsquo;apaise,<br \/>\nEn t&rsquo;en donnant dix autres doucereux.<br \/>\nAinsi, m\u00ealant nos baisers tant heureux,<br \/>\nJouissons-nous l&rsquo;un de l&rsquo;autre \u00e0 notre aise.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 80px;\">Lors double vie \u00e0 chacun en suivra.<br \/>\nChacun en soi et son ami vivra.<br \/>\nPermets m&rsquo;Amour penser quelque folie :<\/p>\n<p style=\"padding-left: 80px;\">Toujours suis mal, vivant discr\u00e8tement,<br \/>\nEt ne me puis donner contentement<br \/>\nSi hors de moi ne fais quelque saillie.<\/p>\n<p style=\"text-align: left; padding-left: 160px;\">Louise Lab\u00e9 (1524-1566)<\/p>\n<p style=\"padding-left: 80px;\">Je vis, je meurs ; je me br\u00fble et me noie ;<br \/>\nJ&rsquo;ai chaud extr\u00eame en endurant froidure :<br \/>\nLa vie m&rsquo;est et trop molle et trop dure.<br \/>\nJ&rsquo;ai grands ennuis entrem\u00eal\u00e9s de joie.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 80px;\">Tout \u00e0 un coup je ris et je larmoie,<br \/>\nEt en plaisir maint grief tourment j&rsquo;endure ;<br \/>\nMon bien s&rsquo;en va, et \u00e0 jamais il dure ;<br \/>\nTout en un coup je s\u00e8che et je verdoie.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 80px;\">Ainsi Amour inconstamment me m\u00e8ne ;<br \/>\nEt, quand je pense avoir plus de douleur,<br \/>\nSans y penser je me trouve hors de peine.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 80px;\">Puis, quand je crois ma joie \u00eatre certaine,<br \/>\nEt \u00eatre au haut de mon d\u00e9sir\u00e9 heur,<br \/>\nIl me remet en mon premier malheur.<\/p>\n<p style=\"text-align: left; padding-left: 160px;\">(idem)<\/p>\n<p style=\"padding-left: 80px;\">C&rsquo;est une ardeur d&rsquo;autant plus violente,<br \/>\nQu&rsquo;elle ne peut par Mort ni temps p\u00e9rir :<br \/>\nCar la vertu est d&rsquo;une action lente,<br \/>\nQui tant plus va, plus vient \u00e0 se nourrir.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 80px;\">Mais bien d&rsquo;Amour la flamme on voit mourir<br \/>\nAussi soudain qu&rsquo;on la voit allum\u00e9e,<br \/>\nPour ce qu&rsquo;elle est toujours accoutum\u00e9e,<br \/>\nComme le feu, \u00e0 force et v\u00e9h\u00e9mence :<br \/>\nEt celle-l\u00e0 n&rsquo;est jamais consum\u00e9e :<br \/>\nCar sa vigueur s&rsquo;augmente en sa cl\u00e9mence.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 160px;\">Pernette du Guillet (1520-1545)<\/p>\n<h3 class=\"poem__title\" style=\"padding-left: 80px;\">D\u00e9sespoir<\/h3>\n<div class=\"poem__content\" style=\"padding-left: 80px;\">Si c&rsquo;est Amour, pourquoi m&rsquo;occit-il donc,<br \/>\nQui tant aimai, et ha\u00efr ne sus onc ?<br \/>\nEt s&rsquo;il m&rsquo;occit, pourquoi plus outre vis ?<br \/>\nEt si ne vis, pourquoi sont mes devis<br \/>\nDe d\u00e9sespoir et de plaints tous confus ?<br \/>\nMeilleur m&rsquo;\u00e9tait, soudain que n\u00e9 je fus,<br \/>\nDe mourir t\u00f4t que de tant vivre, m\u00eame<br \/>\nQue mortel suis ennemi de moi-m\u00eame :<br \/>\nEt ne puis, las, et ne puis vouloir bien,<br \/>\nNe voulant celle, en qui g\u00eet l&rsquo;espoir mien :<br \/>\nEt ne puis rien, fors ce que veut la dame,<br \/>\nDe qui suis serf de coeur, de corps, et d&rsquo;\u00e2me.\u00catre ne peut mon mal tant lament\u00e9,<br \/>\nQue de plus grand ne soye tourment\u00e9 :<br \/>\nEt ne pourrais montrer si grand&rsquo;douleur,<br \/>\nQu&rsquo;encor plus grand ne cel\u00e2t mon malheur.Las ! je ne suis prisonnier, ni d\u00e9livre :<br \/>\nEt ne me tient en espoir, ni d\u00e9livre<br \/>\nMon bien servir, qui de mort prend envie.je ne suis mort, ni je ne suis en vie,<br \/>\nMe contraignant \u00e0 plaindre mon mal-aise :<br \/>\nEt raison veut toutefois que me taise<br \/>\nPour n&rsquo;offenser ce que servir d\u00e9sire,<br \/>\nQui mon vouloir en mille parts dessire.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e2me conna\u00eet que de si tr\u00e8s-bas lieux,<br \/>\nDont mes grands pleurs montent jusques aux yeux,<br \/>\nJamais les voix ne peuvent \u00eatre ou\u00efes,<br \/>\nNi en hauteur si grande r\u00e9jouies :<\/p>\n<p>Car ce mien feu, qui peu \u00e0 peu me fond,<br \/>\nEst dans mon coeur allum\u00e9 si profond,<br \/>\nQu&rsquo;il ne peut pas, bien qu&rsquo;il soit grand, reluire<br \/>\nDevant les yeux qui, pour mal me conduire,<br \/>\nFont le Soleil de grand&rsquo;honte retraire :<br \/>\nAinsi je meurs, \u00e9tant contraint me taire.<\/p>\n<p>Pour moi ne vois rem\u00e8de suffisant,<br \/>\nNi pour ma peine aucun moyen duisant :<br \/>\nCar mon d\u00e9sir a peur de d\u00e9sirer,<br \/>\nQui tant plus cro\u00eet, tant plus fait empirer<br \/>\nCe mien espoir, qui peu \u00e0 peu me faut,<br \/>\nEt toutefois en moi point ne d\u00e9faut,<br \/>\nNi s&rsquo;amoindrit ma grande passion :<br \/>\nMais toujours cro\u00eet par obstination.<\/p>\n<p>La Mort me suit, non pour paix me donner,<br \/>\nMais seulement pour ne m&rsquo;abandonner :<br \/>\nAussi celle est, qui pallie, et adombre<br \/>\nDe mes travaux un non gu\u00e8re grand nombre :<br \/>\nParquoi je dis &#8211; sans ailleurs recourir &#8211;<br \/>\nQu&rsquo;on peut trouver plus grand mal que mourir ;<br \/>\nMais bien meilleur est mourir \u00e0 qui aime<br \/>\nEn grand&rsquo;douleur, et peine tant extr\u00eame.<\/p>\n<p>Car, vivant, faut &#8211; mis\u00e9rable &#8211; qu&rsquo;il sente<br \/>\nLes grands douleurs de la peine pr\u00e9sente,<br \/>\nAyant toujours du pass\u00e9 souvenir ;<br \/>\nLa crainte aussi de celles \u00e0 venir<br \/>\nIncessamment lui redouble sa peine<br \/>\nPar quoi sa foi est en espoir bien vaine.<\/p>\n<p>Ch\u00e9tifs Amants ! aucun ne d\u00fbt s&rsquo;offrir<br \/>\n\u00c0 telle ardeur, peine \u00e0 douleur souffrir<br \/>\nEn un espoir &#8211; plus vain que l&rsquo;on ne pense &#8211;<br \/>\nD&rsquo;une, peut-\u00eatre, ingrate r\u00e9compense :<br \/>\nCar de l&rsquo;amour la force tant aigu\u00eb<br \/>\nPour bien servir ne peut \u00eatre vaincue.<br \/>\nEt plusieurs fois &#8211; et \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 &#8211;<br \/>\nOn voit celui, qui a moins m\u00e9rit\u00e9,<br \/>\n\u00catre, pour vrai, le mieux r\u00e9compens\u00e9,<br \/>\nQui ne d\u00fbt \u00eatre \u00e0 tel bien dispens\u00e9.<\/p>\n<p>En telle guerre, o\u00f9 vertu sert de vice,<br \/>\nNe vaut avoir ferme foi, ni service.<br \/>\nPuis donc qu&rsquo;on m&rsquo;\u00f4te, et denie victoire,<br \/>\nQui m&rsquo;\u00e9tait due, il est par trop notoire<br \/>\nQue l\u00e0 o\u00f9 meurt, et o\u00f9 gloire d\u00e9vie,<br \/>\nC&rsquo;est gloire aussi que t\u00f4t meure la vie.<\/p>\n<p>Aussi, \u00f4 Dieux, avec cette mort mienne,<br \/>\nMourront mes maux, et ma plaie ancienne,<br \/>\nMon esp\u00e9rance, et d\u00e9sir obstin\u00e9,<br \/>\nEt mon arbitre en mal pr\u00e9destin\u00e9,<br \/>\nMon mal, ma peine avec mes f\u00e2cheries,<br \/>\nAmour aussi avec ses tromperies.<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"padding-left: 80px;\"><\/div>\n<div style=\"padding-left: 160px;\">(idem)<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un extrait de Guignols&rsquo;s Band de Louis-Ferdinand C\u00e9line Louis-Ferdinand C\u00e9line est consid\u00e9r\u00e9 comme &lsquo;lun des meilleurs \u00ab\u00a0styliste\u00a0\u00bb du roman fran\u00e7ais &hellip; <a class=\"more-link\" href=\"http:\/\/dallenogare.info\/fr6\/expression-de-lemotion-amoureuse-textes-modernes\/\">Plus<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":357,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[15,12],"tags":[],"class_list":["post-354","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-modernite-et-postmodernite","category-uaa-6",""],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/dallenogare.info\/fr6\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/354","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/dallenogare.info\/fr6\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/dallenogare.info\/fr6\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/dallenogare.info\/fr6\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/dallenogare.info\/fr6\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=354"}],"version-history":[{"count":6,"href":"http:\/\/dallenogare.info\/fr6\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/354\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":361,"href":"http:\/\/dallenogare.info\/fr6\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/354\/revisions\/361"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/dallenogare.info\/fr6\/wp-json\/wp\/v2\/media\/357"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/dallenogare.info\/fr6\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=354"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/dallenogare.info\/fr6\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=354"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/dallenogare.info\/fr6\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=354"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}